Numéro vert : 0 800 1000 20Appel gratuit depuis toute l'Europe
Les vins du Languedoc-Rousssillon
Les news du monde du vin
Les viticulteurs languedociens qui attendaient la nouvelle OCM pour bénéficier de primes d’arrachage plus intéressantes risquent de déchanter. La Commission européenne avait effectivement prévu de mettre le paquet sur l’arrachage pour rééquilibrer le marché, proposant initialement d’arracher 400 000 ha dans toute l’Europe. Le projet avait soulevé un tel tollé qu’au final Mme Fisher Boehl, commissaire européen à l’Agriculture, avait dû revoir sa copie, ramenant cette surface à 175 000 ha sur trois ans dans toute l’Europe. Résultat : il est probable que l’enveloppe prévue pour cette surface ne puisse pas couvrir toutes les demandes. «Beaucoup de viticulteurs du Languedoc-Roussillon ont attendu la nouvelle OCM pour bénéficier d’une prime ré-évaluée. Nous ne serions pas étonnés que les demandes atteignent les 20 à 25 000 ha. D’autant que les cours sont à nouveau à la baisse malgré la petite récolte 2007», explique Laurent Mayoux de la délégation régionale de Viniflhor. Il est à craindre que l’enveloppe attribuée à la France ne puisse couvrir toutes les demandes. Faudra-t-il instaurer des critères pour l’attribution des primes ou va-t-on diminuer le montant de la prime pour servir toutes les demandes ?
La question n’est pas tranchée, mais dans tous les cas, il y aura des déçus. Qui plus est, la Commission européenne a modifié le calcul de la prime, qui autrefois était déterminée à partir de la superficie totale de la vigne déclarée au CVI (Casier Viticole informatisé). Désormais, la prime sera calculée à partir de la surface réelle plantée en vigne et ne tiendra plus compte des tournières qui peuvent représenter jusqu’à 20% des surfaces. Ce nouveau mode de calcul a fait l’objet de maintes discussions lors des derniers comités de gestion vin à Bruxelles, la France, comme d’autres états producteurs, souhaitant revenir au système de calcul antérieur, mais la Commission européenne ne veut rien entendre et reste campée sur ses positions. La majoration de 20% de la prime attendue par les viticulteurs risque bien d’être réduite à zéro. Et la colère pourrait bien gronder dans les campagnes.
© Vitisphère - 2008-03-28 14:32:18