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Tu seras mon fils : Le milieu viticole à l'honneur au cinéma

Tu seras mon fils : Le milieu viticole à l'honneur au cinéma

"Tu seras mon fils"
Sur les écrans depuis le 24 août 2011.


Réalisé par Gilles Legrand
Avec Niels Arestrup, Lorànt Deutsch, Patrick Chesnais...
Genre : Drame
Durée : 01h42min
Distributeur : Universal Pictures International France


(Les Echos - 26/08/2011)

"Tu seras mon fils" : Niels Arestrup, l’ogre du Saint-Emilion

"Les vendanges ont déjà commencé, en avance sur le calendrier traditionnel, et le cru 2O11 s’annonce plus qu’intéressant, disent les experts. Enfin une bonne nouvelle ! De celles qu’aurait aimées Paul de Marseul, , héros de « Tu seras mon fils ».

Incarné par Niels Arestrup, trop rare à l’écran, ce grand viticulteur a hérité d’un prestigieux vignoble de Saint-Emilion et, fier d’avoir su maintenir son prestige, veut avant tout, l’heure approchant de céder la place, être sûr que son successeur maintiendra le cap. Qu’il aura les qualités nécessaires. En somme, qu’il lui ressemblera.. pas seulement

C’est tout l’enjeu du film, le troisième, après « Princess Malabar » et « La jeune fille et les loups », du producteur Gilles Legrand . Une nouvelle plongée, sur le mode cette fois, romanesque, dans les caves et les secrets des grands chais, déjà explorés avec autant de passion que de regard critique par l’américain Jonathan Nossiter dans un formidable documentaire, « Mondovino »,.

Ici, nous sommes, donc, au cœur des vignes bordelaises, dans l’un de ces petits châteaux qui semblent tous veiller jalousement sur leur cépage. Grand seigneur sûr de lui et dominateur, Paul de Marseul y règne en maitre, couvant ses grappes avec plus d’amour qu’il n’en a jamais prodigué à son fils unique Martin, en lequel il ne se reconnaît pas.

Timide, effacé (c’est Lorant Deutsch, qui a su se couler avec brio dans la peau d’un personnage peu… vendeur), le jeune homme est certes tout le contraire de son père. Mais travaille d’arrache-pied pour le contenter, Sans succès. Plus il multiplie les efforts, plus il se fait rabrouer, moquer, humilier.

Un jour, la coupe déborde : apprenant, à six mois des vendanges, que son vieux régisseur (Patrick Chesnais, d’une exemplaire sobriété) , indispensable et dévoué depuis toujours, est atteint d’un méchant cancer, Paul de Marseul décide de rappeler, sans en parler à qui que ce soit, le fils du vieil homme. Elevé sur le domaine puis parti faire ses classes dans les vignobles californiens de Coppola ( !) ce jeune homme par ailleurs fort sympathique est, certes , beaucoup plus charismatique que Martin.

Et Paul, à l’évidence, s’en entiche définitivement. Lui confie ses secrets de fabrication, l’intronise dans la profession, l’amène à Bordeaux et décide, en ouvrant une procédure d’adoption, d’en faire soin successeur officiel. Exit Martin fils naturel indigne.. Mais les vapeurs des chais, si elles savent dissoudre les liens du sang, peuvent aussi inspirer, dans les secrets des caves, d’inattendus redresseurs de tort…

MON AVIS
Classique dans sa forme (un long flash- back précédé d’une ouverture mystérieuse et grinçante, dans un crematorium) le film, très documenté sur le milieu des vignerons, et tourné dans un authentique vignoble de Saint-Emilion, le Clos Fourtet, s’inscrit dans la catégorie des films très français qui célèbrent terroir et tradition, ce qui, déjà, pourrait le rendre gouleyant. Mais un grand cru se doit d’être davantage. Avec sa touche de drame oedipien, voire de tragédie antique, relevée d’un arôme de polar très noir, « Tu seras mon fils » est puissamment corsé. Presque trop. Et risque de râper, avec sa fin d’un cynisme inattendu, la gorge des spectateurs au gosier – ou au cœur - un peu sensible. Ce qui ne devrait pas l’empêcher de bien vieillir. Comme l’a fait Niels Arestrup, impérial en monstre à la séduction vénéneuse, atout numéro un de cette histoire à la fois folklorique et cruelle qui devrait, enfin, le consacrer définitivement à l’écran."

ANNIE COPPERMANN



(Le Monde - 23/08/2011)

"Tu seras mon fils" : Le Néron de Saint Emilion

"L'action du troisième long métrage de Gilles Legrand se situe dans le vignoble bordelais, et donne du raisin à moudre à une sanglante tragédie familiale. La haute figure de ce récit, Paul de Marseul (interprété par un Niels Arestrup plus vipérin que jamais), est le propriétaire d'un grand cru de Saint Emilion, potentat régnant sans partage sur un domaine familial plus sacré que la famille elle-même, qui voit non sans inquiétude sonner l'heure de sa relève.

Martin, son fils (Lorent Deutsch), est un garçon de bonne volonté qui vit écrasé sous le joug implacable de son père, qui l'estime incapable de prendre sa suite. Martin, qui vit avec sa femme sur le domaine et espère un jour pouvoir jouer son rôle dans l'entreprise, est quotidiennement humilié par son père, qui le confine dans des tâches subalternes, tout en le tournant en ridicule.

Tandis que son régisseur (Patrick Chesnais), l'homme grâce auquel il a élevé son cru à un niveau exceptionnel, est atteint d'un cancer en phase terminale, Paul jette son dévolu sur son fils, un fin " palais " qui revient de Californie, plus apte pense-t-il à reprendre la suite que son propre fils. Le film tourne dès lors à la tragédie, Paul choisissant de privilégier l'aristocratie du vin contre la transmission familiale et l'intérêt de classe.

Loin de faire de lui un disciple de Karl Marx, cette passion le révèle comme un esthète monstrueux et dénaturé, dont le spectateur appelle de ses vœux la prompte disparition. Il sera en ce sens satisfait, quand bien même cette manière univoque qu'a le récit de susciter sa répulsion puis de l'exorciser est précisément la faiblesse d'un film qui ne s'embarrasse guère de nuances."

JACQUES MANDELBAUM



BANDE ANNONCE


Tu seras mon fils Bande-annonce par toutlecine

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