(0 avis) Clairette de Die

Les domaines de Clairette de Die

Avec ses deux mille ans d’âge, la Clairette de Die est un vin pétillant naturel entouré d’une légende qu’on pourrait presque découvrir dans les livres d’écoliers. On y apprendrait que Pline l’Ancien, auteur romain, parlait déjà dans l’Antiquité d’un vin apprécié des Voconces, les ancêtres des Diois. Ce peuple gaulois aurait abandonné des jarres contenant du vin dans une rivière pendant tout un hiver et les aurait redécouvertes au printemps. De ces jarres, un précieux liquide, sucré et pétillant, serait né. On le connaît aujourd’hui sous l’appellation « Clairette de Die ».

Il faudra attendre 1910 pour que l’État accorde une première reconnaissance aux producteurs du Diois en leur délivrant une appellation d’origine (AO). Cette mention protège la dénomination géographique qui sert à désigner leur vin, dont la qualité de fabrication repose sur la tradition et le terroir. L’appellation d’origine contrôlée, l’AOC, créée vingt-cinq ans plus tard, sera quant à elle délivrée en 1942 par l’Institut national des appellations d’origine (INAO). Elle viendra confirmer l’authenticité et la typicité de la Clairette de Die. Une nouvelle reconnaissance ne tardera pas à venir. En 1971, la méthode de fabrication de la Clairette de Die Tradition, unique en France, est identifiée sous le nom de « méthode dioise ancestrale ». Il s’agit d’une technique de vinification qui repose sur une fermentation incomplète en cuve qui se poursuit en bouteille à partir du sucre résiduel du raisin.

Le vignoble du Diois est l’un des plus hauts de France. Il culmine à sept cents mètres d’altitude, ce qui rend le travail des hommes plus difficile. Ces derniers sont habitués au climat montagnard. Ils ont su planter leurs vignes au pied du Vercors afin de les protéger des gelées hivernales. On se rapproche toutefois du sud, et les grosses chaleurs de l’été méditerranéen permettent au muscat de bénéficier d’un bon ensoleillement et de se gorger de sucre. La viticulture ne serait par ailleurs pas possible sans la présence des sols argilo-calcaires de la région, qui retiennent l’eau de pluie et nourrissent les plantations même pendant les saisons les plus arides.

Dans le Diois, pas de traitements abusifs. Le syndicat qui regroupe les producteurs de Clairette de Die surveille les risques de maladies et émet régulièrement des bulletins d’avertissements agricoles pendant toute la période durant laquelle la vigne est en végétation, c’est-à-dire d’avril à fin septembre. Les viticulteurs peuvent ainsi traiter si un danger menace. La viticulture biologique n’utilise en revanche ni pesticides ni engrais de synthèse. Les vignes sont traitées avec du soufre ou des sels de cuivre.