Passer au contenu principal Passer à la recherche Passer à la navigation principale
10€ offerts dès 150€, code : PRINTEMPS10 | 25€ offerts dès 300€, code : PRINTEMPS25

Côte roannaise

Terre de gastronomie, chère à Pierre Troisgros, le Roannais et ses sols granitiques donne une expression toute particulière au cépage Gamay Saint Romain. Un terroir tout en finesse qui se décline à travers des vins parfumés et frais.

Mais la Côte Roannaise, historiquement marquée par le Gamay, s’est également étendue à d’autres cépages, et notamment aux blancs, par la volonté d’évolution de nombreux vignerons. Cette diversité permet au vignoble de dessiner une palette de vins très variée, reflet d’un terroir, d’un savoir-faire et d’une personnalité.

Vins gourmands, les vins rouges de la Côte Roannaise sont issus du cépage Gamay. Leurs couleurs rubis, leurs arômes de fruits en font des crus gouleyants, francs, agréables à boire. Des vendanges de vieilles vignes aux cuvaisons plus longues donnent des vins plus puissants poivrés harmonieux avec des tannins soyeux.

La curiosité des vignerons les pousse a planter d’autres cépages, généralement blancs comme le Chardonnay et le Viognier. Les vins qui en sont issus sont classés en Vin de Pays d’Urfé. D’autres curiosités sont à découvrir comme les effervescents ou les vins moelleux.

Côte Roannaise

L'appellation Côte Roannaise est située dans la région de la Vallée de la Loire, dans le département de la Loire. Elle s'étend sur environ 200 hectares de vignes, répartis sur les communes de Renaison, Saint-Haon-le-Châtel, Saint-Haon-le-Vieux et Ambierle. Les vins de Côte Roannaise sont élaborés à partir de cépages tels que le Gamay et le Pinot Noir pour les rouges, et le Chardonnay et le Sauvignon Blanc pour les blancs.

Les vins rouges de Côte Roannaise sont élégants et fins, avec des arômes de fruits rouges et de sous-bois. Les vins blancs de Côte Roannaise sont frais et fruités, avec des notes de fruits à chair blanche et d'agrumes.

Le terroir de Côte Roannaise est marqué par des sols granitiques et argileux, ainsi que par un climat tempéré. Les vignerons de l'appellation sont attachés à une viticulture raisonnée et respectueuse de l'environnement, ce qui leur permet de produire des vins de grande qualité, qui reflètent parfaitement leur terroir.

Les autres appellations de la Loire

Anjou
Chinon
Menetou-Salon
Montlouis-sur-Loire
Muscadet Sèvre et Maine
Pouilly-Fumé
Sancerre
Saumur
Saumur-Champigny
Savennières
Touraine
Val de Loire
Vouvray

❓FAQ - Vos questions sur l’appellation Côte roannaise

  • Quelle est la différence entre le gamay Saint-Romain de la Côte Roannaise et le gamay du Beaujolais ?

    Ce sont deux expressions très différentes d'un même cépage. En Beaujolais, le gamay produit sur des schistes ou des granites donne des vins très fruités, souples et souvent vinifiés en macération carbonique pour un résultat gouleyant. À la Côte Roannaise, le gamay Saint-Romain — une ancienne sélection locale s'exprime sur des arènes granitiques d'altitude entre 350 et 550 mètres, avec un climat plus continental et plus frais. Il en résulte des vins plus tendus, plus minéraux, avec une acidité plus marquée et une belle profondeur aromatique. Moins exubérants que les beaujolais primeurs, les Côte Roannaise sont des vins de caractère à découvrir sur deux à cinq ans de garde.

  • Pourquoi le vignoble de la Côte Roannaise a-t-il autant régressé depuis le XIXe siècle ?

    Au début du XIXe siècle, l'arrondissement de Roanne comptait 9 350 hectares de vigne. Trois crises successives ont réduit ce vignoble à sa plus simple expression : le phylloxéra à la fin du XIXe siècle, puis la concurrence des vins du Midi rendus accessibles par le chemin de fer, et enfin l'exode rural au XXe siècle. Le vignoble s'est progressivement replié sur ses meilleurs terroirs de coteau, ceux qui ne pouvaient être reconvertis à d'autres cultures. Cette rétraction douloureuse a paradoxalement contribué à concentrer la production sur les parcelles les plus qualitatives ce qui explique en partie la haute qualité des vins actuels.

  • Pourquoi la Côte Roannaise est-elle pionnière en agriculture biologique ?

    Avec plus de 50 % de son vignoble conduit en bio ou en biodynamie, la Côte Roannaise figure parmi les appellations françaises les plus engagées sur ce plan. Cette dynamique tient à la structure même de l'appellation : une trentaine de vignerons indépendants, sans coopérative, dont beaucoup sont arrivés dans les années 1980-1990 avec une vision qualitative exigeante. Sur ces sols granitiques naturellement sains, drainants et peu fertiles, l'agriculture biologique s'impose presque naturellement. La faible pression des maladies à cette altitude et dans ce microclimat continental facilite la transition. C'est aujourd'hui un argument distinctif fort face aux grandes appellations de masse.

  • Pourquoi les vins blancs de la région ne peuvent-ils pas s'appeler Côte Roannaise ?

    Le cahier des charges de l'AOP Côte Roannaise réserve l'appellation aux seuls vins rouges et rosés issus du gamay. Les blancs élaborés autour de Roanne à partir de chardonnay, viognier, chenin, pinot gris ou riesling doivent être commercialisés sous l'IGP Urfé, créée en 2009. Ce choix reflète une logique d'appellation centrée sur l'identité du terroir granitique et du gamay, cépage historiquement dominant. Pour l'amateur, les blancs en IGP Urfé constituent néanmoins une curiosité intéressante : des vins atypiques produits sur des sols volcaniques et granitiques d'altitude, avec des cépages inattendus pour la région.

  • Quelle relation historique unit la Côte Roannaise et Paris via la Loire ?

    Avant l'arrivée du chemin de fer, la Loire était la principale voie commerciale du centre de la France. Les vignerons roannais chargeaient leurs tonneaux sur des bateaux à Roanne et les expédiaient vers Paris et vers l'estuaire de la Loire en direction de Nantes. Au début du XIXe siècle, ce commerce était si florissant que l'arrondissement de Roanne produisait environ 100 000 hectolitres par an, destinés en grande partie à la capitale. Cette position géographique privilégiée à la source navigable de la Loire — a longtemps fait de Roanne un carrefour viticole majeur. L'arrivée du chemin de fer dans la seconde moitié du XIXe siècle a mis fin à cet avantage concurrentiel en ouvrant Paris aux vins du Midi, beaucoup moins chers à produire.