(0 avis) Mâcon Chaintré

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Le vignoble du Mâcon-Chaintré occupe l’extrême pointe méridionale des monts du Mâconnais, dans le prolongement de l’aire d’appellation Mâcon-Vinzelles. Au sud, débute l’appellation Saint-Véran sur le village de Chânes, alors que la route départementale D169 marque la séparation entre le Pouilly-Fuissé à l’ouest et le Mâcon-Chaintré à l’est.

Tandis que le village de Chaintré s’est établi autour de son église, perchée à 274 mètres, le château, très remanié depuis le 14ème siècle, s’est édifié au plus bas du coteau (194 mètres). Ses propriétaires successifs, commerçants enrichis et officiers royaux anoblis, attestent du rôle de la bourgeoisie lyonnaise dans l’expansion qualitative du vignoble et le commerce des vins. Leurs initiatives viticoles trouvent un cadre règlementaire au 20ème siècle, notamment grâce à un enfant du pays.

Près de la cave coopérative de Chaintré, une plaque commémore la mémoire de Charles Perraton. Investi dans le syndicalisme viticole dès 1919, il contribue par ses travaux au sein du nouveau Comité National des Appellations d’Origine, en 1935, à la mise en place des premiers cahiers des charges définissant les futures appellations viticoles.

Bénéficiant de la très grande homogénéité géologique du versant de Loché-Vinzelles, les vignes du Mâcon-Chaintré poussent sur une pente très douce orientée au levant, entre 180 et 218 mètres d’altitude. Le contexte climatique, sous influence méridionale, crée des conditions très favorables au cycle végétatif.

Le vignoble occupe les formations issues de l’âge quaternaire (à partir de - 2,5 millions d’années), à savoir des éboulis caillouteux, provenant de l’érosion de la côte bajocienne (- 170 millions d’années), mêlés à des argiles. Les sols, enrichis en alluvions, sont plus profonds que sur le haut de coteau.