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Ardèche

La vigne est apparue en Ardèche il y a plus de 2000 ans, bien avant la conquête romaine. Dans son histoire naturelle, Pline l’Ancien relate l’invention d’un cépage de vigne «à Alba Helvienne». Il faudra cependant attendre le Moyen Age pour que le vignoble et les vins du Vivarais acquièrent une certaine notoriété. Au XVIIè siècle, dans son ouvrage “L’Observation des travaux des jours et des champs », Olivier de Serres, illustre agronome français,précurseur de l’agriculture modernevante lui aussi les mérites des vins d’Ardèche “tant précieux et délicats qu’il n’est point besoin d’en aller chercher ailleurs !”

Au début du XXème siècle, le vignoble dépasse les 25 000 hectares et les vignerons se regroupent. C’est l’apparition des caves coopératives qui, aujourd’hui encore, vinifient jusqu’à 90 % de la récolte.

Au début des années 1960, le vignoble de l’Ardèche méridionale ne possédait qu’une appellation, celle des Côtes-du-Rhône de Bourg-Saint-Andéol (décret nov. 1937) et quelques déclarations en appellations simples en Côtes-du-Vivarais. Mais pour l’essentiel la production d’Ardèche méridionale était composée de vins ordinaires qui trouvaient facilement un débouché commercial en qualité de vins de coupage.

Mais une poignée d’hommes vont prêcher pour modifier ce modèle économique et pour une viticulture de qualité nécessitant un changement complet des méthodes et des mentalités. Deux voies parallèles vont alors se dégager : les vignerons de Saint-Remèze, de Saint-Montan et d’Orgnac l’Aven vont s’engager dans une politique de qualité qui les amènera en 1962 à l’appellation VDQS Côtes-du-Vivarais, puis bien plus tard à l’obtention de l’AOC en 1999. Le tourisme sera déjà un maillon important pour les débouchés commerciaux. Et la seconde est celle menée par un trio de vignerons : Louis Delichères de Grospierres, Roger Champetier de Ruoms et Raymond Manent de Vinezac qui vont se tourner vers la reconnaissance en Vin de Pays de la production du Sud Ardèche à travers notamment le plan de rénovation méridional dès 1973.

Dans les deux cas, l’objectif de la qualité ne peut s’envisager avec les hybrides, il faut donc passer par une étape essentielle : la reconversion du vignoble. On arrache les plants hybrides et, selon les terroirs, on replante des cépages nobles de Grenache, Cinsault, Syrah, Gamay, Cabernet-Sauvignon ou Merlot. Aujourd’hui, près de 90 % du vignoble a été restructuré et les Vins d’Ardèche ont désormais acquis leurs lettres de noblesse.

Aujourd’hui les vins d’Ardèche représentent près de 8 500 hectares autour des Gorges de l'Ardèche, des Cévennes à la Vallée du Rhône. Un vignoble désormais réparti sur 4 dénominations.

Vin Ardèche

Ardèche

L'Ardèche est une région viticole située dans le sud-est de la France, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette région produit des vins rouges, rosés et blancs à partir de nombreux cépages, notamment le Grenache, la Syrah, le Viognier et le Marsanne. Les vins d'Ardèche sont caractérisés par leur fraîcheur et leur élégance.

Le terroir de l'Ardèche est très diversifié, avec des sols allant des granits aux calcaires en passant par les schistes. Le climat est méditerranéen, avec des étés chauds et secs et des hivers doux.

Les vins rouges d'Ardèche sont fruités et élégants, avec des arômes de fruits rouges et d'épices. Les vins rosés sont frais et fruités, avec des arômes de fruits rouges et d'agrumes. Les vins blancs sont aromatiques et élégants, avec des arômes de fruits à chair blanche et de fleurs blanches.

Les vins d'Ardèche sont parfaits pour accompagner les grillades, les plats méditerranéens et les fromages de chèvre.

❓FAQ - Vos questions sur l’appellation Ardèche

  • Quelle est la différence entre l'IGP Ardèche et l'AOP Côtes du Vivarais ?

    Ces deux dénominations coexistent en Sud Ardèche mais n'ont pas le même statut. L'AOP Côtes du Vivarais (reconnue en 1999) est une appellation d'origine strictement délimitée à une quinzaine de communes autour des gorges de l'Ardèche, avec des cépages imposés (grenache, syrah, clairette). L'IGP Ardèche couvre l'ensemble du département (339 communes), offre une liberté de cépages plus grande et représente 90 % de la production vinicole locale. En pratique : l'AOP cherche la typicité d'un terroir précis, l'IGP mise sur la diversité et l'accessibilité. Conseil : commencez par l'IGP pour explorer l'Ardèche, puis plongez dans l'AOP pour un ancrage territorial fort.

  • Qu'est-ce que le Chatus et pourquoi est-il si emblématique de l'Ardèche ?

    Le Chatus est un cépage rouge autochtone ardéchois, largement cultivé au XIXe siècle sur les terrains gréseux cévenols avant d'être presque entièrement anéanti par le phylloxéra en 1880. Quelques parcelles préservées ont permis sa résurrection dans les années 1990 ; certaines vignes sont aujourd'hui centenaires. Il produit des vins très originaux, tanniques, avec des arômes de fruits rouges et noirs, bien adaptés aux viandes rouges. C'est l'un des rares cépages autochtones de la vallée du Rhône à avoir survécu à la crise phylloxérique. Pour le découvrir, cherchez les cuvées estampillées "Chatus" chez les caves de Lablachère ou la Cévenole.

  • Que signifie la mention "Coteaux de l'Ardèche" sur une bouteille IGP ?

    Il s'agit d'une indication géographique complémentaire qui se superpose à l'IGP Ardèche. Elle est réservée aux vins issus de 150 communes spécifiques du sud du département, là où le terroir méditerranéen est le plus affirmé : sols de galets roulés et coteaux calcaires entre les gorges de l'Ardèche et la vallée du Rhône. Ces vins affichent ainsi une identité territoriale encore plus précise. En résumé : "IGP Ardèche" = garantie départementale ; "IGP Ardèche Coteaux de l'Ardèche" = ancrage dans le cœur historique du vignoble. Si vous voulez les vins les plus typés et les plus solaires de l'appellation, c'est vers cette mention que vous devez vous tourner.

  • Pourquoi l'IGP Ardèche autorise-t-elle du merlot et du chardonnay, des cépages qui n'ont rien de "rhodanien" ?

    C'est précisément l'une des grandes originalités de l'IGP. Contrairement aux AOP Côtes du Rhône qui imposent grenache, syrah et mourvèdre, l'IGP offre aux vignerons une liberté variétale totale, héritée du statut "vin de pays" qui lui a permis d'expérimenter dès 1968. Les Ardéchois ont ainsi adapté leurs plantations à la diversité géologique locale chardonnay sur calcaires frais, merlot sur argiles, syrah sur granites cévenols — créant un vignoble de 6 655 hectares aux expressions multiples. Ce choix stratégique explique aussi le succès à l'export : les cépages internationaux comme le chardonnay ou le sauvignon parlent directement aux marchés américain et britannique, qui représentent une part clé des 10 % d'export.

  • Pourquoi les vins IGP Ardèche sont-ils parmi les moins chers de la vallée du Rhône alors qu'ils jouxtent de grands crus ?

    La proximité géographique avec des appellations prestigieuses comme Saint-Joseph ou Cornas est réelle certaines parcelles IGP bordent littéralement ces crus. Mais le statut IGP, héritier des "vins de pays", reste hiérarchiquement inférieur aux AOP dans la perception des acheteurs, ce qui maintient des prix accessibles. C'est en réalité une opportunité : pour environ 5 à 15 €, on peut déguster des syrahs sur granites cévenols ou des viogniers sur calcaires à quelques kilomètres de vins vendus 3 à 5 fois plus cher. Le rendement maximum autorisé de 90 hl/ha (contre 40-50 hl/ha pour les AOP voisines) permet aussi des volumes plus importants, favorables aux prix. Profitez-en, c'est l'un des meilleurs rapports qualité-prix du Rhône septentrional.